Loi Alimentation

La société civile appelle les parlementaires à ne pas voter une coquille vide

Le 03 juillet 2018
Après les reculades du gouvernement sur ses propres engagements1, la faible ambition des députés et les récentes suppressions du Sénat, le projet de loi Alimentation se transforme en véritable coquille vide. Censé traduire les propositions consensuelles des États Généraux de l’Alimentation, ce texte – hormis quelques avancées sur la sécurisation des relations commerciales, l'adoption d'un fonds pour les victimes de pesticides financé par les fabricants de ces produits et une restauration collective plus responsable - ne répond quasiment plus à l’objectif pointé dans son intitulé : « pour un équilibre dans les relations commerciales et pour une alimentation saine et durable ». En l’état, la société civile2 se désolidarise du texte et appelle les parlementaires de la Commission Mixte Paritaire (CMP) à ne pas voter le projet de loi afin de mettre à profit la procédure législative autorisant les députés à réexaminer la loi.

1 Refus d'inscrire la fin du glyphosate dans le texte, échec de la montée en gamme de l'agriculture via les plans de filières, et peu d'amélioration côté bien-être animal...
2 Agir pour la biodiversité - Chrétiens dans le monde rural - CMR - CIWF France - Commerce Equitable France - Fédération Artisans du Monde - Fédération Nationale d'Agriculture Biologique - FNAB - Filière Paysanne - Fondation pour la Nature et l'Homme - FNH - Générations Futures - Greenpeace France - Justice Pesticides - Les Amis de la Terre - Mouvement Interrégional des AMAP - MIRAMAP - Nature et Progrès - Rencontres Nationalse des Espaces Tests Agricoles - RENETA - Réseau Action Climat France - Réseau CIVAM - Réseau Environnement Santé - SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires - Terre&Humanisme - UFC-Que Choisir - WECF France - World Wide Fund - WWF

Mettre à profit la procédure admninisrative pour éviter un accord à minimaLes décideurs doivent impérativement revoir la copie et prendre les décisions politiques pour transformer notre agriculture, en préservant la santé des citoyens, l’environnement, le climat et rétablir en priorité :

Renforcer le texte pour répondre à la crise agricoleDe même pour répondre aux défis de notre siècle, nous invitons vivement les députés à conjuguer économie et environnement pour sortir de la crise agricole. Parmi les mesures prioritaires :

Nos organisations rappellent que si la résolution de la crise économique structurelle du milieu agricole est devenue urgente, elle va de pair avec une réponse à la crise environnementale et sanitaire, qui ne peut plus être reportée.

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