Consultation sur l'eau potable

Parodie de consultation sur l’eau potable dans les bassins Rhône et Loire

19 mars 2015
Consommateurs ! Faites valoir votre point de vue avec l’UFC Que choisir de Saône-et-Loire! A l’approche de la Journée Mondiale de l’Eau du 22 mars et alors que le public est invité à se prononcer sur les futures mesures de protection de l’eau potable pour la période 2016-2021, l’UFC Que choisir de Saône-et-Loire dénonce la caricature de consultation organisée par les Agences de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse et Loire-Bretagne et enjoint les consommateurs à défendre leur intérêt en utilisant l’argumentaire qu’elle a préparé à cet effet.

Dans le bassin Rhône-Méditerranée, l’état écologique des rivières n’a pas évolué de façon significative, puisque le bon état visé de 65% n'est atteint qu'à 50%. Leurs plus mauvais états chimiques se rencontrent en aval d’activités industrielles ou viticoles. Pour l'état chimique des nappes phréatiques, le risque de dégradation atteint 15 % des masses d’eau pour les nitrates et 16% des masses d’eau pour les pesticides. De plus, l'Agence RMC souligne une vulnérabilité au changement climatique : «Les bassins de la Saône et du Doubs sont particulièrement vulnérables à l’eutrophisation (facteur aggravant des mortalités piscicoles), à la perte de biodiversité et à l’assèchement des sols».

Dans le bassin Loire-Bretagne, l’état écologique des rivières est resté globalement stable : 31 % seulement sont en bon état en 2011, donc en retard sur l'objectif 2015 de 61 %. Depuis 2009, l’Agence de l’eau considère non pertinent et impossible de calculer et de publier un état chimique des cours d'eau. Deux tiers des nappes (61,5%) sont classés en bon état chimique (objectif 55%). Les 38% de nappes en état médiocre le sont pour 31 % d’entre elles à cause des nitrates et des pesticides, pour 42 % d’entre elles à cause des nitrates seuls, et pour 27 % à cause des pesticides seuls.

C’est en théorie pour résoudre ces problèmes qui menacent la pérennité de cette précieuse ressource, que des mesures de protection de l’eau ont été définies par chaque agence de bassin pour la période allant de 2016 à 2021. Comme l’y oblige le Code de l’Environnement, l’Agence a mis sur son site Internet une consultation du public sur ces futures mesures. Mais sous une apparence démocratique, les questions et les choix de réponses proposés éludent en réalité les véritables enjeux de notre région :

Si dans la suite de cette consultation des consommateurs, aucune modification n’était apportée au Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) des 2 bassins, ni au budget des mesures 2013-2018, l’UFC-Que Choisir s'engagera dans de nouvelles actions, remettant alors en question sa participation aux Comités du bassin.

Retour haut de page
Site réalisé et suivi par: Le média des villages - Reproduction et copie réservées